PRÉSENTATION DE CHEIKH SAIDE SALL

Après ses études coraniques, il alla étudier la sharia al-islam à Saint Louis du Sénégal de 1967 à 1969. Après ses humanités dans cette ville du nord du Sénégal, c’est à Dakar qu’il alla poursuivre sa formation franco-arabe, travaillant le jour et étudiant le soir.

Ses études achevées, il travailla sur un navire marchand durant deux longues années durant lesquelles il resta à bord du navire pour se prémunir contre les tentations avant de s’installer à Paris la capitale française pour y étudier tout en travaillant pour subvenir aux besoin de sa famille restée au Sénégal. C’est dans ce pays, à Paris où son défunt frère, Cheikh Ibrahima SALL, alors étudiant en Tunisie, venait passer les vacances avec lui, que ce dernier lui donna le wird et lui assura l’initiation spirituelle (tarbiyyah), faisant de lui son premier disciple et compagnon spirituel. C’était en 1976.

Revenu au Sénégal en 1982 riche de l’expérience acquise durant ses séjours dans plusieurs pays d’Europe et nantis d’un diplôme attestant une formation professionnelle de pointe, Cheikh Saite SALL repris le chemin de l’immigration en 1983 pour se rendre aux USA, où il s’installa.

Durant son long séjour en Amérique, il allia travail assidu en qualité d’opérateur économique spécialisé dans l’énergie solaire, et activités religieuses intenses au service de ses compatriotes et autochtones musulmans; c’est ainsi qu’il fut membre fondateur de:

  • l’Association Nationale des Sénégalais des USA dont il fut trésorier durant quatre années,
  • l’African American Islamic Institut de l’imam Cheikh Hassan CISSE, une organisation de renommée internationale ayant de cité au sein de l’ONU et de ses démembrements dont en un moment il fut trésorier puis vice-président,
  • l’African Islamic Center créé en 1990 regroupant des africains venant de la Guinée, du Mali, de la Gambie, du Sénégal et comptant des sympathisants indo-pakistanais et  bengalis, cette organisation caritative islamique la première reconnue par l’état de New York, dispose d’une école coranique et d’un centre d’enseignement islamique reconnus par l’état américain ainsi que d’un centre d’accueil créé en 1990 où il en fut membre fondateur et président.

Cheikh Saite SALL fut aussi membre de :

  • la Fédération des Tidjanes vivant aux USA dont il fut président et, cumulativement avec toutes les fonctions précitées,
  • Islamic Cultural Center de 2000 à 2006 en qualité de membre du comité exécutif de cette importante organisation chargée de la gestion de la grande mosquée de New York et dont l’accès aux instances se fait après une sélection rigoureuse. Cette institution de renommé internationale bénéficie de la reconnaissance et du soutien au plan international de l’ONU et institutions similaires, des organisations islamiques et indo-pakistanaises les plus représentative au niveau planétaire.

Sa présence au sein des organisations et associations précitées lui a permis d’aider ses compatriotes de la diaspora à connaitre les lois et règlements en vigueur dans leur pays d’accueil et à bénéficier des services et avantages consulaires qui leur sont dus. Il était aussi l’hôte généreux et plein de sollicitude pour ses compatriotes qui foulaient en étranger le sol américain mais aussi le référant des notabilités et autorités étatiques du Sénégal de passage dans sa ville de résidence.

La renommée acquise grâce aux nombreuses années passées à servir ses semblables dans les organisations socio-culturelles ci-dessus citées motivèrent les interviews qu’il donna aux journaux Daily-News de New York et au New-York times ainsi qu’aux radios N.P.R de USA et à RFI dans une émission animée par le journaliste et chroniqueur François Picard. Sa représentativité avérée de la diaspora africaine vivant aux USA lui valu la reconnaissance de l’autorité municipale de New York qui l’invitait aux réunions sécuritaires organisées au siège de la police locale à la veille des évènements religieux, réunions qui se tenait au “police-center” de New York.

Malgré ses nombreuses responsabilités et son activité professionnelle intense, il se consacra à une contraignantes activité de documentation qui lui permit de regrouper en une compilation sonore les traductions en langue wolof (dialecte du Sénégal) du Saint Coran par l’illustre Cheikh Al Islam EL Hadji Ibrahima NIASS.

Cette œuvre colossale et inédite réalisée après quatre années d’intense recherche et de sélection des multiples fragments des enseignements de Cheikh Ibrahima NIASS éparpillés à travers le Sénégal, a été préfacé par Ibrahia Mahmoud DIOP joyau de la tariqa Tidjane, temple du savoir, ce témoin et contemporain du miracle divin Cheikh Al Islam dont la caution fait de cette œuvre une référence incontestable.

Homme de grande foi dont la générosité n’a de commune mesure qu’avec son sens de l’humain, esprit vif, rigoureux avec lui même et avec les autres par ce que très réfractaire à la légèreté et à la faiblesse d’esprit, ouvert aux idées novatrices et constructives, réfractaire à l’immobilisme, il est très attaché à l’organisation et à la méthode dans l’action ainsi qu’au travail bien fait. Refusant l’injustice et l’iniquité d’où quelles viennent, il est plein de respect pour les autres dont il exige aussi le respect. Toujours égal à lui même en toute circonstance, il est cependant un homme de compromis. Attaché à la charia al islam, il veille à ce que tous les actes qu’il pose soient conformes aux préceptes de la sunna et du saint coran.