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Cheikh Oumar Foutiyou TALL (RA)

Naquit en 1797 à Halwar au Fouta Tooro (nord du Sénégal), il apprit le Coran auprès de son père Saïd Ibn Ousmane qu’il récitait en entier à l’age de douze (12) ans.
Avant la trentaine, il termina ses études et se mis à la recherche d’une voie mystique. Il s’affilia à la Halwatiya puis à la Tijanya. C’est Abdel Karim ibn Ahmadou Naguel qui l’initia à la voie Tijanya vers 1825. Il serait resté un an et quelques mois auprès de ce grand lettré du Fouta Djallon.

Le Pèlerinage à la Mecque

Oumar Seydou Tall se rendit à la Mecque en 1826 et rencontra à Médine Sidi Mouhammad Al Ghâli qui l’a consacré grand dignitaire puis Khalife en Afrique de l’Ouest.

La mission

Investi de ce noble titre, Elhaj Oumar Foutiyou s’assigna la double mission de convertir à l’Islam les non musulmans et à rallier à la Tijanya ceux qui sont déjà islamisés et qui parfois étaient dans d’autres voies (tourouq). 

Pour y parvenir à bout de cette mission, El hadj Oumar faisait recourt à la force des armes, si nécessaire, convaincu qu’il venait d’en être autorisé. Dans « les lances » il dit que dans la nuit du dimanche au lundi 20 Zul Qada, 1921 de l’hégire (1845) il reçut l’ordre de faire la guerre sainte : « ce fut une voie céleste qui s’adressant à moi me disait « tu es autorisé à faire la jihâd dans le sentier de Dieu«  ».

Sur le chemin du retour de la Mecque, il séjourna sept ans à Sokoto au Nigéria où il répandit le wird qu’il détenait. Il parcourut tout le Sénégal. En 1847, il fut l’objet de vives ovations à Saint Louis, puis au Fouta Toro. La même année, il se rendit à Bakel puis au Boundou suivi par de nombreux disciples. Il vint au Saloum en 1848 à la rencontre de Maba Diakhou Bâ puis se fixa à Dinguiray au Fouta Djallon.
El hadj Oumar Al Foutiyou entreprit de nombreuses guerres saintes. Cependant, l’action militaro-religieuse du maître toucouleur n’eut concerné le Sénégal que durant ses premières années au niveau des zones riveraines de la Falémé et du Haut Sénégal.       

Les conquêtes oumariennes étaient principalement dirigées vers l’Est et concernaient le Kaarta, le Bambouk, le Massassi, l’Etat Bambara de Ségou.
Il disparut mystérieusement dans la grotte de Déguimbéré à Bandiagara en 1864.
Ainsi, à la disparition du saint homme, la Tijanya oumarienne n’eut qu’un faible impact au Sénégal.
La famille d’El hadj Oumar ne reçut l’obédience de ses disciples dans le pays que longtemps après, par l’intermédiaire de son petit-fils Seydou Nourou Tall.

Ses œuvres

Savant auteur de prestigieux ouvrages dont « Al Rimâh » (les lances) qui eut le prestige d’être associé au célèbre ouvrage d’Ali Al Harâzim, « Jawâhirul Ma’ânî ».

Chaine de transmission spirituelle (silsila) Principalement 4 chaines ont été retenues :
El hadj Omar—›Abd al Karim —›Mawlud Fall —› Mouhamad al Ghâli —›Cheikh A. Tijane
El hadj Omar—›Abd al Karim—›Mawlud Fall—›Mouhamad al Hafiz—›Cheikh A. Tijane
El hadj Omar—›Abd al Karim—›M. al Ghâli—›El hadj Ali Arazim—› Cheikh A. Tijane
El hadj Omar—›Mouhamad al Ghâli—›El hadj Ali Arazim—› Cheikh A. Tijane