<strong>Journée internationale des droits des femmes</strong>

Journée internationale des droits des femmes

« Ode à la Femme »

Qui est femme ?

Ah bonne question, voyons ce qu’en dit le dictionnaire Larousse :

nom féminin : Être humain du sexe féminin.

Mesdames, aujourd’hui est notre jour reconnu officiellement par l’ONU grâce à des voix qui s’élèvent depuis plus de 100 ans maintenant.

Combien d’entre nous se sont battues et débattues? Combien d’entre nous ont perdu la vie? Combien d’entre nous ont été abandonnées, volées, arrachées, vendues? Combien d’entre nous ont accepté de se résigner pour que les suivantes accèdent à la résilience? Combien d’entre nous ont accepté de se taire pour que d’autres murmurent, parlent et chantent ? Enfin, combien d’entre nous pour arriver à célébrer ce jour ?

Cent ans. Cent petites années? Une poussière sur les plaines multicolores de l’Humanité.

Mais où étions-nous donc avant ?

Voyons un peu ce qu’en dit notre noble Coran.

« Ô hommes! Nous vous avons créés d’un mâle et d’une femelle, et Nous avons fait de vous des nations et des tribus, pour que vous vous entreconnaissiez. Le plus noble d’entre vous, auprès d’Allah, est le plus pieux. Allah est certes Omniscient et Grand-Connaisseur. » Sourate 49, verset 13 Les appartements.

Nous remarquons que nous sommes là depuis la création de la nature humaine.

Pour preuve, nous nous en référons à « Awa ». C’est en elle qu’Allah SWT donne la vie. C’est elle qui porte la lumière dans les abysses de ses entrailles depuis que le temps est temps…

 

Le Coran cite d’autres nombreuses femmes :

  •   Sarah épouse d’Abraham, mère de Isaac
  •   Agar épouse d’Abraham, mère d’Ismaël
  •   Reine de Saba (Balqis)
  •   Assia (femme de pharaon)
  •   Femme de Imran
  •   Femme de Zacharie
  •   Maryam (Marie)
  •   Les épouses du Prophète SAWS…

Toutes ont eu un rôle de premier plan qui a influencé le cours de l’Histoire.

Arrêtons-nous donc un instant aussi sur quelques autres apports des femmes :

– Agar, celle qui nous apporta à la surface de la terre l’eau de Zamzam

– Khadija cette riche commerçante, épouse du Prophète SAWS, qui fut la première convertie à l’Islam. Son histoire regorge d’exemplarité à suivre…

– Aïcha qui est celle qui nous apporta l’ablution sèche (tayammum) et la moitié de la connaissance en islam (Hadith Qudsi)…

 

La naissance de l’Islam a libéré la femme des conditions où des hommes l’avaient enfermée en tant que bien qui s’hérite et aussi de l’infanticide féminin qui était monnaie courante.

Oui, l’Islam a stoppé tout cela il y a plus d’un millénaire et demi, le livre « les traditions islamiques de Bouhari », nous cite toutes ces lois de protection.

 

Citons aussi ces hadiths en appui:

D’après Abou Houreira (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « On ne marie pas la femme qui a déjà connu le mariage sans lui demander son ordre et on ne marie pas la femme vierge sans lui avoir demandé la permission ».

Ils ont dit: Ô Messager d’Allah! Comment est sa permission ?

Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Le fait qu’elle se taise (*) ».

(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°5136 et Mouslim dans son Sahih n°1419)

D’après Ibn ‘Abbas (qu’Allah les agrée), une jeune fille vierge s’est rendue auprès du Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) et a mentionné que son père l’a mariée alors qu’elle détestait cela. Alors le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) lui a donné le choix (*).

(Rapporté par Abou Daoud dans ses Sounan n°2096 et authentifié par Cheikh Albani dans sa correction de Sounan Abi Daoud)

(*) C’est-à-dire il lui a donné le choix entre rester avec son mari si elle le désire ou d’annuler le mariage. 

Mais aujourd’hui nôtre belle religion, est pointée du doigt en Occident car la femme se voile. Presque tout alors s’arrête à cela pour la femme, ce fameux voile en public qui la dévoile dans des débats politiques.

Un simple bout d’étoffe, tantôt ennemi qui obscurcit les montagnes et leurs vallées, tantôt ami qui dévoile des jardins paradisiaques à celui qui se rappelle.

Heureusement que des femmes cheminent dans une ascension sans détour, telle la lune que nous retrouvons dans des versets de la sourate Yasin (36), et qui un moment de leur vie sont toutes « des filles de la tribu », reconnue sans reconnaissance, sauf pour ceux qui regardent avec l’œil invisible.

Continuons notre chemin avec ce « Carnet de FAM » (Femmes d’Ailleurs et Merveilles).

« Dis-moi qui tu suis, je te dirai qui tu es ?»

Je suis de ces femmes musulmanes, croyantes, obéissantes, endurantes, craignantes, donneuses d’aumône, jeûnantes, gardiennes de leur chasteté, invocatrices souvent d’Allah.

Nous sommes ces femmes Tidjani citées dans la Sourate 33 Verset 35, Les coalisés :

« Les musulmans et musulmanes, croyants et croyantes, obéissants et obéissantes, loyaux et loyales, endurants et endurantes, craignants et craignantes, donneurs et donneuses d’aumônes, jeûnants et jeûnantes, gardiens de leur chasteté et gardiennes, invocateurs souvent d’Allah, et invocatrices: Allah a préparé pour eux un pardon et une énorme récompense. »

Les Musulmans et Musulmanes, leur religion.

Croyants et croyantes, leur être.

Obéissants et obéissantes, leur soumission.

Loyaux et loyales, leur acceptation.

Endurants et endurantes, leur constance.

Craignant et craignantes, leur repentance

Donneurs et donneuses d’aumône, leur ascension.

Jeûnants et jeûnantes, leur partage.

Gardiens de leur chasteté et gardiennes, leur pudeur.

Invocateurs souvent d’Allah et invocatrices : leur zikr dans la voie Tidjani  

Nous sommes de ces femmes d’une beauté complète, qui ont tous ses états dans un corps créé d’eau et d’argile, remplis d’espoir et d’amour, avec une suprématie d’effacement dans le pouvoir, au grand CŒUR couvert de larmes de gouttes de diamants scintillants et tranchants quand on touche à leurs intimités.

Peut-on nommer une de ces femmes ?

Oui, Seyda Rokhaya Ibrahima Niass femme pieuse, amicale, mère, érudite, écrivaine, professeure, et tant d’adjectifs encore, mais surtout défendeur depuis sa tendre jeunesse des droits de la femme.

C’est par ses mots que nous souhaitons t’honorer :

“ Les efforts que fournissent les femmes sont ma principale source d’encouragement”.

Alors, chères inconnues, amies, sœurs, mères, voisines, mais avant tout sœurs en Allah, acceptons d’accueillir cette poussière aux creux de nos paumes…

Femme,

Célèbre-toi et accomplis toi.

 

                                                                             Réflexions de deux consœurs.